Le Mentorat

Le mentorat est un secteur en émergence, on a beau lire sur le sujet, il n’est pas facile de se faire une idée juste.  Il demeure toujours de nombreuses questions et zones d’ombre. Notre expérience nous porte à penser qu’il y a au moins autant de situation d’échec que de succès dans le domaine des programmes de mentorat. De même en ce qui concerne la qualité des relations établies par les mentors.  Nous constatons que l’expérience des personnes qui agissent en tant que mentors, et une feuille de route même impressionnante, ne suffisent pas, pas plus que les bonnes intentions.  Le but ici est donc de proposer des éléments permettant de préciser ce qui, nous semble-t-il fait la différence entre  un mentorat meilleur et un moins bon.

Le mentorat demande qu’on prenne le temps de comprendre ce qui lui est particulier, et a lui seul.  Mais cela représente tout un défi pour ceux qui «savent». il faut accepter que l’on ne sait pas avant d’avoir appris.  Or, ceux qui sont susceptibles  de devenir mentors croient souvent que, parce qu’ils ont dirigé des gens et écouté (avec une oreille de patron), qu’ils savent agir en mentor, et  qu’ils peuvent le faire les yeux fermés.  La recherche démontre que les moins bons mentors sont ceux qui sont certains d’être bons, et que les bons sont ceux qui ne sont pas certains de ‘‘l’avoir’’.  Heureusement, il y a beaucoup de bons mentors, ces gens d’expérience qui ont compris que c’est un rôle particulier et qui acceptent d’en comprendre la discipline.